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MERCI FLO'
Rien à redire, pour son premier concert belge -Mika avait été retiré de l'affiche de Rock Werchter suite à l'annonce de son concert à Forest –, la star de l'année a offert une prestation festive et fraîche devant 8.000 paires d'yeux ébahis.
Chauffé par quelques tubes toujours sympa à écouter (« The man who sold the world » de Bowie ou « Children of the revolution » de T-Rex), le public ne se sent plus de joie lorsque la salle est dans le noir complet à 21h08 exactement.
Un immense ballon bleu éclôt pour laisser la place à une danseuse en ballerine et ailes d'ange vissées dans le dos. On a juste le temps de distinguer deux claviers, un guitariste et une femme à la coiffure afro derrière la batterie que déboule, tel un zébulon, le libano-anglais de 24 printemps.
Histoire de mettre tout le monde au pas d'entrée de jeu, Mika balance « Relax (Take it easy) » dans une ambiance tellurique. Écrire que le public était chaud bouillant est en deçà de la vérité.
Mika bondit comme un Marsupilami, se trémousse, balance les bras, exulte. Les 8.000 personnes sont aux anges et l'artiste aussi. Qui joue directement la carte de la proximité en s'adressant en français et en néerlandais à l'arène bruxelloise.
Très vite, on constate que l'auteur de Life in cartoon motion tient plus que correctement et que s'il gère bien sa carrière, il risque d'être là pour un bon moment. On découvre aussi un jeune homme sympa comme tout qui n'a pas l'air de se prendre au sérieux. Mais plus que tout, un entertainer qui sait que pour captiver et emmener son auditoire en voyage, il ne faut pas lui laisser le temps de respirer.
« Love today » en fin de partie est complètement hystérique avec un Mika torse nu et debout sur la batterie tortillant du popotin. Mais le clou du spectacle – on assiste à un vrai show- c'est cette parodie de Bugs Bunny en « Bad Bunny ». Où quatre animaux lubriques fricotent en ombre chinoise avant de se faire dessouder par un crocodile à coup de nunchaku.
Lorsque l'écran se relève, on découvre Mika dans la peau du crocodile... Et au groupe d'entamer un « Lollipop » du feu de Dieu avec un défilé de trois danseuses, socquettes blanches et jupes roses comme la Alice, celle du pays des merveilles. On vous passe le duel de tambours entre Mika (vêtu d'un t-shirt Tintin) et sa batteuse pour un final où les deux canons situés aux extrémités de la scène envoient confettis et serpentins dans une ambiance de réveillon. La fête, quoi !
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